une joueuse compulsive récolte la prison

Rachel Naomi Perri, résidente en Tasmanie, a nourri son amour pour les jeux de casino sociaux de manière illégale. Elle a escroqué son employeur pendant 3 ans pour alimenter sa passion. Déclarée coupable, sa sentence s’élève à 6 ans d’emprisonnement. La fautive fait appel de cette décision, mais les juges opposent un refus à sa requête.

Une escroquerie de haut vol

Rachel Naomi Perri travaille à l’origine au Tasmanian Veterinary Services. Elle découvre le jeu Heart of Vegas sur Facebook et se retrouve vite dépendante. La jeune femme commence alors à détourner de l’argent afin de pouvoir miser sans discontinuité sur ce jeu social.

Pour ce faire, Perri falsifie les livres de compte. Elle inscrit bien le nom du destinataire de paiement, mais renseigne plutôt son numéro de compte. Ainsi, à première vue, les choses semblent régulières, toutefois l’argent est viré directement dans un de ses comptes bancaires personnels.

Son manège a duré jusqu’en 2019, au moment où la clinique vétérinaire relève des anomalies. Les responsables ont contacté la police qui a mené une enquête. Perri a avoué être à l’origine des manquements dans les finances du vétérinaire. Au total, la société a perdu 940 221 dollars australiens.

Au total, Rachel Naomi Perri a dû répondre à 25 chefs d’accusation portant sur des fraudes informatiques. Par ailleurs, les autorités constatent que la femme a également utilisé 24 000 dollars australiens. Cette somme provient d’une carte bancaire qu’elle a escroquée.

Le procès a eu lieu en décembre 2021. Le juge a alors prononcé une sentence de 6 ans d’emprisonnement à Rachel Naomi Perri. Elle ne peut prétendre à une libération conditionnelle qu’après avoir été incarcérée pendant 3 ans et demi.

La condamnée estime la peine trop lourde au vu des chefs d’accusation et fait appel. Les 3 juges qui ont tranché sur cet appel ont caractérisé le délit. Ils concluent que la durée de l’infraction, ainsi que la manière dont Perri a dissimulé ses actions justifient la dureté de la sanction.

Un dérangement mental à l’origine des dépendances ?

Le jeu Heart of Vegas a un but purement divertissant. Cette machine à sous virtuelle ne rapporte pas d’argent réel aux joueurs. Cela n’a pas empêché Rachel Naomi Perri de développer une passion pour ce jeu social. Cette joueuse compulsive n’a littéralement jamais arrêté de jouer.

À titre d’exemple, elle a lancé la fonction automatique du jeu pour que les rouleaux tournent pendant qu’elle dort. De cette manière, elle continue simplement la partie en cours au réveil.

Ce genre de cas illustre parfaitement les ravages que les jeux de hasard peuvent causer. Toutefois, une étude menée par la National Library of Medicine (États-Unis) montre que la dépendance au jeu provient d’autre facteur. En effet, 86 % des personnes interrogées affirment avoir déjà joué. Cependant, seul 1 % souffre de pratique de jeu pathologique.

Une théorie pointe du doigt une anomalie dans le cerveau. Les victimes de ce déséquilibre peuvent avoir un problème au niveau des « neurotransmetteurs dopaminergiques ». La production de dopamine, hormone à l’origine du plaisir, est déréglée. Par conséquent, les malades cherchent d’autres sources de plaisir. Le gain à un jeu peut être un générateur de dopamine, mais cela reste un facteur parmi d’autres. Cette théorie remet en cause la nécessité des pratiques de jeu responsable pour les personnes atteintes de ce trouble.

Author: blogadmin

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